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Vidéo de question : Rappel des travaux de Starling et Bayliss sur le pancréas Biologie

On pensait auparavant que les sécrétions du pancréas étaient contrôlées par une stimulation nerveuse. Comment Ernest Starling et William Bayliss ont-ils démontré le contraire?

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Transcription de vidéo

On pensait auparavant que les sécrétions du pancréas étaient contrôlées par une stimulation nerveuse. Comment Ernest Starling et William Bayliss ont-ils démontré le contraire? (A) Ils ont suivi la transmission des influx nerveux à partir du pancréas et ont constaté qu'il ne se rendaient pas vers le cerveau. (B) Ils ont coupé l’innervation du pancréas et constaté qu’il y avait toujours une libération de suc pancréatique. (C) Ils ont identifié et isolé un groupe d’enzymes qui contrôlent la sécrétion du pancréas.

Ernest Starling et William Bayliss sont deux scientifiques qui ont non seulement grandement fait avancer la compréhension du rôle du pancréas, mais aussi qui ont inventé le mot «hormone». La question nous demande de déterminer comment leurs expériences ont démontré que les sécrétions pancréatiques n’étaient pas contrôlées par une stimulation nerveuse.

Pour ce faire, examinons d’abord le pancréas lui-même avant de plonger plus en détail dans leurs travaux. Le pancréas est une glande du système endocrinien humain, il a aussi un rôle de glande auxiliaire dans le système digestif. Cela signifie que bien que les aliments ne passent pas par le pancréas lors de leur trajet dans le tube digestif, cette glande est extrêmement importante dans la digestion des aliments en raison des enzymes qu’elle sécrète dans le suc pancréatique. Nous pouvons voir ici l’emplacement du pancréas parmi d’autres organes du système digestif. Il se trouve juste derrière l’estomac.

Le pancréas est souvent décrit comme une glande mixte, car il est capable de se comporter à la fois comme une glande endocrine, en sécrétant des hormones comme celles qui contrôlent notre glycémie, et aussi comme une glande exocrine, en sécrétant du suc pancréatique dans le duodénum, qui constitue la première partie de l’intestin grêle.

Starling et Bayliss ont essayé de déterminer si ces sécrétions exocrines de suc pancréatique étaient le résultat d’une stimulation nerveuse, comme on le croyait à l’époque, ou complètement autre chose. Quand ils ont coupé l’innervation du pancréas, ils ont remarqué qu’il sécrétait toujours du suc pancréatique dans le duodénum immédiatement après que la nourriture y soit arrivée.

Les scientifiques ont découvert qu’avant que le pancréas ne libère le suc pancréatique, les cellules de la muqueuse qui tapisse le duodénum et le jéjunum, les deux premières parties de l'intestin grêle, libèrent des substances. Ils ont appelé cette substance la sécrétine. La sécrétine passe alors dans la circulation sanguine et est transportée vers le pancréas. Cela stimule la sécrétion du suc pancréatique et des enzymes digestives qu'il contient dans le duodénum, afin de permettre une digestion efficace des aliments. Comme ils avaient coupé l’innervation du pancréas, ils ont conclu que cela ne pouvait pas être une stimulation nerveuse qui provoque la sécrétion de suc pancréatique, mais plutôt ces sécrétions chimiques qu’ils ont appelées hormones.

Nous avons maintenant assez d'informations pour répondre à la question. La façon dont Starling et Bayliss ont démontré que les sécrétions du pancréas n’étaient pas contrôlées par la stimulation nerveuse est la réponse (B). Ils ont coupé l’innervation du pancréas et constaté qu’il y avait toujours une libération de suc pancréatique.

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