Fiche explicative de la leçon : La reproduction comme un processus de vie Biologie

Dans cette fiche explicative, nous allons apprendre la signification de la reproduction chez les organismes lorsque celle-ci survient dans un cycle de vie, et décrire avec des exemples pertinents deux stratégies différentes de reproduction.

Chaque organisme vivant, qu’il s’agisse d’une minuscule bactérie ou d’une baleine bleue, effectue plusieurs processus vitaux. Ces processus communs à tous les organismes sont la respiration, l’excrétion, la nutrition, la sensibilité à l’environnement et la reproduction. Alors que les quatre premiers processus sont absolument vitaux pour la survie d’un individu, tous les organismes ne se reproduisent pas. D’ailleurs, la plupart des organismes peuvent survivre même si on retire leurs organes génitaux!

La reproduction est le processus par lequel un organisme transmet son matériel génétique à une autre génération en ayant une progéniture. La progéniture sont les petits d’un organisme, aussi appelés ses enfants ou sa descendance.

Définition : Progéniture

La progéniture est l’ensemble des petits nés d’organismes, produits soit par un organisme seul, soit dans le cas de la reproduction sexuée, par deux organismes.

La reproduction assure le maintien d’une espèce à l’échelle de sa population. Les individus peuvent survivre sans avoir de progéniture, mais une espèce ne peut pas survivre à long terme si tous ses membres meurent avant de se reproduire. Le fait de ne pas produire de progéniture à plus grande échelle peut donc entraîner la disparition de l’espèce.

Les extinctions passées, comme celle des dinosaures, sont reflétées dans les archives fossiles. Les fossiles, qui sont des restes conservés d’organismes, habituellement trouvés sous terre, nous apportent les preuves de l’existence passée d’espèces disparues. Lorsque l’on découvre que de nombreux membres d’une espèce sont décédés dans un court laps de temps, cela suggère que l’espèce n’a pas réussi à se reproduire, entraînant son extinction. De nombreuses espèces sont actuellement en danger critique d’extinction, en partie à cause de difficultés de reproduction.

Par exemple, en 2020, on estime qu’il reste moins de 80 rhinocéros de Sumatra sur Terre. Leur risque d’extinction est très élevé, et les scientifiques attribuent majoritairement cela au braconnage et à la fragmentation, ou morcellement, de leur habitat. Cela signifie que les rhinocéros mâles et femelles ne se croisent pas assez souvent pour se reproduire. Pire encore, les femelles qui ne se reproduisent pas pendant trop longtemps développent des problèmes d’organes reproducteurs qui entravent encore plus leur capacité de reproduction. Cela signifie que les rhinocéros de Sumatra, que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous, pourraient disparaître d’ici quelques années. Même si les individus restants survivent, il est peu probable qu’ils donnent même un seul descendant.

rhinocéros de Sumatra en safari
Figure 1

La reproduction a généralement lieu lorsqu’un organisme atteint la maturité sexuelle après une période de croissance, au cours de laquelle les organismes se concentrent sur leur survie individuelle. Cela signifie qu’ils priorisent d’autres processus de la vie, comme l’obtention de nourriture, afin d’avoir suffisamment d’énergie pour leur croissance. La durée de cette période de croissance est très différente selon les espèces. Par exemple, alors que le rhinocéros de Sumatra met entre 6 et 10 ans pour arriver à maturité, un poisson appelé le killi turquoise ne met que 14–15 jours pour atteindre la maturité sexuelle!

À un certain stade de la vie, tous les organismes atteindront la maturité. À ce stade, dans de nombreux organismes, l’énergie qu’ils ont précédemment consacrée à leur croissance et développement est maintenant dirigée vers un nouvel objectif:assurer la survie de leur espèce. Ils y parviennent grâce à la reproduction.

Exemple 1: Identifier le processus vital le moins essentiel à la survie de l’individu

Quelle caractéristique des organismes vivants est la moins importante pour la survie individuelle?

  1. l’alimentation
  2. la sensibilité
  3. la reproduction
  4. la respiration
  5. l’excrétion

Réponse

Il y plusieurs processus que tous les organismes vivants effectuent, essentiels à leur survie.

Pour survivre, un individu doit être sensible à l’environnement qui l’entoure et aux changements au sein de son corps pour pouvoir réagir de manière appropriée. Les individus doivent également se nourrir pour construire leur corps et obtenir des molécules pouvant être métabolisées pour libérer de l’énergie lors de la respiration cellulaire. Les organismes doivent également être en mesure d’excréter leurs déchets, de sorte que les déchets potentiellement toxiques ne s’accumulent pas dans le corps, ce qui entraînerait des problèmes de santé et pourrait même être mortel.

La reproduction est un autre processus commun à toutes les espèces vivantes, mais elle n’est pas essentielle à la survie d’un individu car le fait de ne pas se reproduire ne change généralement pas l’espérance de vie d’un individu. Chez certaines espèces comme la pieuvre, la reproduction peut même réduire la durée de vie d’un individu!Si tous les individus d’une espèce ou d’une population ne se reproduisent pas, cependant, l’espèce peut disparaître. Ainsi, la reproduction est un processus vital à l’échelle de la population.

Parmi les options proposées dans la question, nous pouvons voir que l’alimentation, la sensibilité, la respiration et l’excrétion sont toutes essentielles à la survie de chaque organisme. La reproduction, bien que vitale pour la survie d’une espèce, est la moins importante pour assurer la survie d’un individu car elle n’affecte généralement pas sa durée de vie.

Par conséquent, la caractéristique des organismes la moins importante pour leur survie individuelle est la reproduction.

Les manières dont les différentes espèces se reproduisent sont très diversifiées. Dans cette fiche explicative, nous allons nous concentrer sur les deux principales stratégies de reproduction suivies par différentes espèces. La stratégie de reproduction désigne la manière dont un organisme s’accouple, mais aussi comment il élève la progéniture produite.

Terme clé : Stratégie de reproduction

La stratégie de reproduction d’un organisme se réfère à la manière dont il s’accouple et/ou élève sa progéniture.

La capacité de reproduction d’un organisme est le nombre maximal de descendants qu’il peut donner dans des conditions optimales. Cependant, les conditions sont rarement idéales, et la capacité de reproduction d’un organisme est rarement atteinte.

Terme clé : Capacité de reproduction

La capacité de reproduction d’une espèce est le plus grand nombre de descendants qu’elle est capable de produire par reproduction dans des conditions optimales.

Le temps de maturation d’un organisme, sa durée de vie totale, le nombre d’individus dans la population et leur facilité d’accès les uns aux autres affecteront tous la capacité de reproduction d’un individu. La durée de vie d’un organisme est la période de temps entre sa naissance et sa mort. En règle générale, les organismes ayant une période de croissance plus longue pour atteindre la maturité auront également une durée de vie plus longue.

Définition : Durée de vie

La durée de vie d’un organisme est la période de temps entre sa naissance et sa mort.

Ce facteur, en plus de la prévalence de risques tels que la prédation et d’autres pressions environnementales, peut affecter la stratégie de reproduction d’un organisme. Regardons quelques exemples de différentes espèces pour voir pourquoi ces adaptations fascinantes de la reproduction ont pu évoluer.

Deux groupes principaux de stratégies de reproduction sont représentés à chaque extrémité de l’échelle sur la figure 2 ci-dessous. À une extrémité de l’échelle se trouvent les espèces avec une durée de vie généralement longue. Ces espèces à longue durée de vie investissent beaucoup dans la qualité de leur progéniture plutôt que sa quantité. À l’autre bout de l’échelle, il y a les espèces à courte durée de vie qui investissent dans de grandes quantités de descendants, sacrifiant leur qualité.

Figure 2 : Ce schéma représente la diversité des stratégies de reproduction, du type « quantité plutôt que qualité » au type « qualité plutôt que quantité ».

La figure 2 nous montre une échelle des stratégies de reproduction. À un extrême se trouvent les organismes qui tendent vers la « quantité plutôt que qualité », comme la grenouille. À l’autre bout de l’échelle, il y a les organismes qui tendent vers la « qualité plutôt que quantité » comme le chimpanzé, ou même les humains!Nous pouvons y voir le nombre approximatif de petits qu’un individu de chacune des quatre espèces représentées donnera à l’issue d’une fécondation réussie. Nous pouvons également y voir la durée de vie moyenne dans la nature des individus de chaque espèce.

Comme le montre la figure 2, de manière générale, à mesure que la durée de vie moyenne d’un individu augmente, le nombre de descendants qu’il donne diminue, de sorte qu’il existe une relation inverse entre ces deux facteurs.

Tous les organismes ont une quantité limitée d’énergie qu’ils peuvent se permettre d’investir pour prendre soin de leur progéniture. Ils ont deux options vers lesquelles se tourner pour dépenser cette énergie limitée. Ils peuvent dépenser leur énergie pour produire peu de petits, mais larges et de grande qualité, comme le chimpanzé. Alternativement, ils peuvent la dépenser en produisant un grand nombre de petits de tailles et qualités inférieures, chacun recevant moins d’investissement énergétique, comme la grenouille.

Voyons comment ces deux stratégies fonctionnent plus en détail et examinons quelques exceptions, en commençant par le groupe avec une courte durée de vie.

Les organismes aquatiques présentent une incroyable diversité de stratégies de reproduction. L’eau est un environnement difficile:la nourriture y est rare, il est difficile de se cacher des prédateurs, et les forts courants peuvent déplacer les ressources et les organismes à de grandes distances les uns des autres. Par conséquent, de nombreuses espèces vivant en milieu aquatique ont de courtes durées de vie.

Ces conditions signifient également que les organismes aquatiques à courtes vies ont tendance à être similaires dans leur reproduction:ils donnent un très grand nombre de descendants. Chaque individu a généralement une capacité de reproduction très élevée, car très peu de ses petits sont susceptibles de survivre en milieu aquatique. Le nombre d’organismes dans une espèce, ou toute autre population définie, qui meurent sur une certaine période de temps est appelé le taux de mortalité de cette espèce.

Terme clé : Taux de mortalité

Le taux de mortalité est le nombre de décès dans une population définie par unité de temps.

Le taux élevé de mortalité dans la progéniture des organismes aquatiques peut être dû à une incapacité de trouver de la nourriture ou un endroit approprié où se développer, ou au fait que les prédateurs ciblent souvent les aires de reproduction, consommant énormément de petits. Si chaque individu ne donnait que quelques petits, aucun ne serait susceptible de survivre. Par conséquent, ils ont généralement de grandes quantités de petits de très petite taille, misant sur la probabilité que quelques-uns survivent jusqu’à la maturité, mais limitant l’énergie dépensée pour les nombreux autres.

Par exemple, l’oursin femelle peut libérer jusqu’à 500 millions d’œufs au cours de sa vie!Les oursins et de nombreuses autres espèces aquatiques se reproduisent par un processus appelé la fraie, au cours duquel il y a une libération massive d’ovules et de spermatozoïdes. La fraie de groupe se produit lorsque de nombreux individus fraient en même temps. Cela réduit le risque pour chaque organisme que toute sa progéniture soit consommée par un prédateur. Cela augmente également les chances de succès de la fécondation. Certains oursins synchronisent cette fraie en fonction de la lune, de sorte que des milliers d’oursins fraient en même temps!Un seul oursin mâle peut libérer un milliard de spermatozoïdes pendant la fraie. Vous pouvez voir un oursin libérant du sperme, la substance trouble blanche, sur la photo ci-dessous.

Aperçu rare d'un oursin relâchant ses gamètes la nuit
Figure 3

Certaines espèces terrestres, c’est-à-dire qui vivent principalement sur terre, ont des stratégies de reproduction semblables à celles des organismes aquatiques. Par exemple, les adventices, les rongeurs et les insectes produisent tous de grandes quantités de descendants avec peu d’investissement pour chaque individu.

Les parasites sont des organismes qui vivent sur ou dans un organisme hôte, et reçoivent leur nourriture depuis voire au détriment de leur hôte. Par exemple, les puces et les poux se nourrissent du sang de leur hôte. La plupart des parasites ont aussi beaucoup de petits car ils ont des taux de mortalité très élevés, en raison de leur mode de vie et besoin d’adaptation rapide pour coévoluer avec l’hôte.

Non seulement ces espèces se développent rapidement, mais elles ont généralement une durée de vie plus courte. Les éphémères, que vous pouvez voir former un essaim pour s’accoupler sur l’image ci-dessous, en sont un exemple extrême. Un éphémère ne vit généralement qu’un seul jour, mais peut donner jusqu’à 1‎ ‎000 descendants pendant sa courte de vie.

Nuée d'éphémères la nuit
Figure 4

En règle générale, les espèces qui donnent de nombreux petits n’investissent pas beaucoup dans les soins parentaux, car les petits sont trop nombreux.

Exemple 2: Décrire l’importance de la reproduction

Quelle affirmation concernant la reproduction est vraie?

  1. Un organisme ne peut pas survivre sans ses organes reproducteurs.
  2. Si un individu ne se reproduit pas, il entraînera la disparition de toute l’espèce.
  3. La reproduction est essentielle à la continuité d’une espèce.
  4. Les organismes terrestres ont généralement plus de petits que les organismes aquatiques.

Réponse

La reproduction est un processus grâce auquel un organisme obtient une progéniture. Elle est commune à toutes les espèces, mais elle peut prendre des formes très différentes selon les espèces et leurs pressions environnementales.

Malgré qu’elle soit commune à tous les organismes, un organisme individuel n’a pas besoin de se reproduire pour survivre. En fait, le fait qu’il se reproduise ou non a généralement peu d’effet sur la durée de vie d’un individu.

Si un individu ne parvient pas à ou choisit de ne pas se reproduire, il est peu probable qu’il ait un impact sur l’ensemble de l’espèce, car la majorité des autres individus donneront une progéniture pour propager l’espèce.

Si la plupart, ou la totalité, des individus d’une espèce ne se reproduisent pas, cette espèce peut disparaître. Par conséquent, bien que cela ne soit pas essentiel à la survie d’un individu, la reproduction est essentielle à la continuité d’une espèce.

Passons en revue nos choix de réponses pour voir laquelle est la bonne.

Comme nous l’avons vu, un individu n’a pas besoin de se reproduire pour survivre. Cela signifie que les individus peuvent en général survivre sans leurs organes reproducteurs, vu que leur but premier est la reproduction;donc la proposition qui dit le contraire est fausse.

Nous savons aussi que la non reproduction d’un individu n’entraînera pas l’extinction, car beaucoup d’autres organismes auront une progéniture pour propager l’espèce. La proposition qui dit le contraire est donc également fausse.

Nous savons, cependant, que si plusieurs ou tous les organismes d’une espèce ne se reproduisent pas, cela peut entraîner la disparition de l’espèce. Par conséquent, l’affirmation selon laquelle la reproduction est essentielle à la continuité de l’espèce est vraie.

Bien qu’il y ait plusieurs exceptions, en général, il est plus probable qu’un organisme aquatique donne beaucoup de petits qu’un organisme terrestre. Cela est dû à la nature hostile de la plupart des milieux aquatiques:ressources limitées, riches en prédateurs et vastes. Comme chaque individu aura plus de mal à survivre, de nombreuses espèces aquatiques résolvent ce problème en produisant un grand nombre de petits, misant sur le fait que quelques-uns survivront contre toute attente. L’affirmation selon laquelle les organismes terrestres produisent généralement plus de progéniture que les organismes aquatiques est également fausse, car si certaines espèces d’organismes terrestres suivent cette stratégie de reproduction, elle est beaucoup plus fréquente dans les milieux aquatiques.

Par conséquent, l’affirmation vraie est que la reproduction est essentielle à la continuité d’une espèce.

Prenons quelques exemples d’organismes qui ont la même approche dans leur stratégie de reproduction, et donnent peu de descendants de grande qualité.

Ces organismes, comme les éléphants ou les primates, ont tendance à avoir une durée de vie plus longue et prennent également plus de temps pour atteindre la maturité. À la différence des espèces à courte durée de vie qui produisent de grandes quantités de petits, les espèces à longue durée de vie ont également tendance à investir beaucoup de temps et d’énergie pour élever leur progéniture.

Les soins parentaux augmentent les chances de survie de leur progéniture jusqu’à sa maturité, moment auquel la progéniture elle-même peut se reproduire. Chez les espèces qui ont peu de petits par individu, le parent essaie généralement de s’assurer qu’au moins un atteigne la maturité, le taux de mortalité de la progéniture est donc inférieur à celui des espèces ayant de nombreux petits.

Vous pouvez voir l’exemple d’une mère éléphant d’Afrique prenant soin de son éléphanteau sur l’image ci-dessous. Elle travaille dur pour fournir du lait à son petit et le protège des prédateurs. Elle lui apprend aussi à se protéger et à trouver de la nourriture et de l’eau avant qu’il n’atteigne la maturité, entre les âges de 10–11 ans. De nombreuses éléphantes restent même avec leur mère toute leur vie, formant un troupeau maternel soudé.

Éléphant africain (Loxodonta africana)
Figure 5

Cependant, toutes les espèces à longue durée de vie ne suivent pas ces tendances.

La tortue figure parmi les espèces terrestres aux plus longues durées de vies. Selon les espèces de tortues, une seule femelle peut pondre 2 à 30 œufs, plusieurs fois par an. Au cours d’une vie, certaines tortues peuvent donc avoir de nombreux descendants.

Parmi les 15 individus restants des tortues géantes de l’île Española, il n’y avait que trois mâles, dont Diego, âgé d’environ 100 ans. Diego, que vous pouvez voir sur l’image ci-dessous, a permis d’éviter l’extinction de cette sous-espèce en ayant plus de 800 petits!Malgré le fait qu’elles vivent très longtemps et aient un temps de maturation lent, d’environ 25 ans, les tortues ne prodiguent aucun soin parental à leurs petits, qui peuvent être nombreux et ont un taux de mortalité assez bas.

les tortues des Galapagos
Figure 6

Exemple 3: Identifier les caractéristiques de différentes stratégies de reproduction

Quelle affirmation concernant la reproduction n’est pas vraie?

  1. Les animaux à longue durée de vie se reproduisent généralement plus d’une fois au cours de leur vie.
  2. Les organismes à courte durée de vie donnent généralement un grand nombre de descendants.
  3. Les mammifères diminuent le taux de mortalité de leur progéniture grâce aux soins parentaux.
  4. Les organismes à longue durée de vie sont généralement plus grands que ceux à courte durée de vie.
  5. Les insectes retardent généralement leur reproduction et investissent beaucoup d’énergie pour chaque petit.

Réponse

La stratégie de reproduction d’un organisme désigne la manière dont il s’accouple et si, et comment, il dépense de l’énergie pour élever sa progéniture. La question nous demande de déterminer laquelle des propositions ne correspond pas aux modèles observés dans différentes stratégies de reproduction.

Il y a deux principales stratégies de reproduction, qui forment une échelle. À une extrémité de l’échelle, on trouve des espèces qui donnent la priorité à la production d’un grand nombre de descendants et à des compromis en raison de la taille plus petite de chaque progéniture. À l’autre extrémité se trouvent les espèces qui tendent à produire moins de petits. Il y a, bien sûr, des espèces et des individus qui sont des exceptions à ces règles, mais en général, ces deux extrémités de l’échelle ont tendance à afficher des caractéristiques différentes.

Les organismes qui produisent de nombreux petits ont tendance à vivre dans des environnements difficiles, tels que l’eau, où peu de leurs enfants sont susceptibles de survivre et ils ont donc des taux de mortalité élevés.

Les insectes sont un autre exemple d’espèce avec des taux de mortalité élevés qui produisent beaucoup de descendants de petite taille, avec très peu d’investissement en énergie pour chaque petit. Ils investissent moins d’énergie dans la production de chaque petit car seuls quelques-uns sont susceptibles de survivre. De plus, les parents font très rarement attention à leur progéniture une fois qu’ils ont été fécondés, car il y en a tout simplement trop à surveiller et à prendre en charge. Il est dans l’intérêt des parents de ces espèces de se protéger pour qu’ils puissent se reproduire à l’avenir, plutôt que de dépenser leur énergie pour élever des jeunes qui peuvent être la proie des pressions de l’environnement.

Les organismes qui élaborent des stratégies de cette manière ont souvent une durée de vie plus courte et atteignent la maturité plus rapidement. Cela est également dû à des pressions environnementales généralement difficiles, telles que des niveaux élevés de prédation. Atteindre la maturité plus rapidement signifie que la période de croissance, pendant laquelle les individus sont vulnérables, est plus courte et qu’ils sont vites capables de se reproduire comme leurs parents. Ces organismes ont également tendance à avoir une taille plus petite une fois adultes.

Les organismes qui peuvent être groupés à l’autre extrémité de l’échelle, par exemple les mammifères comme les humains, sont beaucoup plus grands, vivent plus longtemps et ont des petits plus grands. Comme chaque petit a tendance à être plus grand, les parents ne peuvent pas avoir autant de petits pour chaque fécondation réussie. Au lieu de cela, les parents ont tendance à investir plus d’énergie pour élever chaque individu en prodiguant des soins parentaux. Cela réduit le taux de mortalité de ces espèces, de sorte qu’au moins un des rares petits produits est susceptible d’atteindre lui-même la maturité sexuelle. Ces espèces peuvent se reproduire plus d’une fois au cours de leur vie, mais elles produiront encore beaucoup moins de descendants que les organismes qui adoptent une stratégie de reproduction différente.

En utilisant cette information, nous pouvons déduire que les organismes avec une longue durée de vie, comme les mammifères, peuvent se reproduire plus d’une fois et produire quelques petits, de grande taille et dont ils s’occupent. Nous avons également appris que les organismes à durée de vie plus courte, comme les insectes, produisent un grand nombre de petits, avec un investissement énergétique réduit pour chaque individu.

Par conséquent, l’affirmation incorrecte est que les insectes retardent généralement leur reproduction et investissent beaucoup d’énergie dans la production de chaque petit.

Résumons les caractéristiques typiques de ces organismes à vie longue et à vie courte dans le tableau 1 ci-dessous.

Tableau 1: Ce tableau illustre le fait que les organismes à longue durée de vie, comme les éléphants, atteignent la maturité plus lentement que les espèces à courte durée de vie, comme les poissons.

Organismes à longue durée de vieOrganismes à courte durée de vie
ExemplesÉléphants, primates (p. ex. les humains), certains oiseaux (p. ex. les aras) et baleinesGrenouilles, plusieurs genres de poissons (p. ex. killifish), plantes (p. ex. les mauvaises herbes), et insectes (p. ex. les mouches)
Durée jusqu’à la maturité (période de croissance)Généralement longueGénéralement courte
Taille typique de la progéniture (quantité)Peu nombreuxNombreux
Taille typique de la progéniture (qualité)Grande, avec un investissement énergétique important de la part des parents pour chaque individu de la progéniture.Petite, avec peu d’investissement énergétique de la part des parents pour chaque individu de la progéniture.
Soins parentaux fournis à la progénitureEn général, grand investissement de la part des parents après la naissanceEn général, peu ou pas d’investissement de la part parents après la naissance

Les organismes dont la durée de vie est longue ont tendance à produire moins de descendants que ceux dont la durée de vie est courte, mais les parents investissent plus d’énergie envers chaque individu, et donc les descendants sont généralement de plus grande taille et nécessitent plus de soins parentaux après la naissance.

Exemple 4: Identifier les espèces avec le taux de mortalité de progéniture le plus élevé

Laquelle des espèces animales A à E est la plus susceptible d’avoir une progéniture avec un taux de mortalité élevé?

Réponse

Le taux de mortalité est le nombre de décès dans une certaine région, dans une période de temps, ou pour une cause particulière. Le terme peut être utilisé pour désigner la probabilité que la progéniture d’un individu n’atteigne pas l’âge adulte pour elle-même se reproduire.

En règle générale, les espèces qui donnent une progéniture avec des taux de mortalité élevés ont une courte durée de vie, présentent une maturité précoce et produisent un grand nombre de petits de petite taille et de faible qualité. S’il est peu probable que de nombreux descendants survivent jusqu’à la maturité, il est avantageux pour une espèce de réduire le temps nécessaire pour atteindre la maturité. Cela leur permet également de produire beaucoup de descendants dans lesquels peu d’énergie a été investie dans l’espoir que quelques-uns d’entre eux survivent, mais moins d’énergie est gaspillée pour ceux qui ne le pourront pas.

Les espèces aquatiques, celles qui vivent principalement dans l’eau et y pondent leurs œufs, comme les grenouilles marquées D sur l’image, sont les plus susceptibles de suivre ce genre de stratégie de reproduction. L’eau est remplie de prédateurs, et les œufs peuvent être facilement emportés ou foulés aux pieds. Par conséquent, les grenouilles produisent beaucoup d’oeufs, certains se transforment en têtards qui nagent rapidement, et moins encore finiront par devenir des adultes capables de sortir de l’eau pour échapper à certains dangers.

Les espèces terrestres, c’est-à-dire vivant principalement sur la terre comme le cheval en (A) et le mouton en (E) sur l’image, sont plus susceptibles de suivre une stratégie de reproduction visant à investir beaucoup d’énergie dans la production et l’entretien de quelques petits, plus grands et de meilleure qualité. Ces petits peuvent avoir une période de croissance plus longue et une maturité plus tardive car leurs parents les aident à survivre les premières années, assurant un taux de mortalité faible de leurs petits.

Il y a, bien sûr, des exceptions à ces règles. Les canards, identifiés sur l’image par un B, sont des organismes aquatiques, de même que les baleines marquées C. Les canards et les baleines ne produisent que quelques petits, et ont tendance à dépenser une assez grande quantité d’énergie pour produire leurs petits de grande taille et s’occuper d’eux après leur naissance. Cela permet de garder faible le taux de mortalité de leurs petits.

Par conséquent, l’espèce animale la plus susceptible de produire une progéniture avec un taux de mortalité élevé est la grenouille, en D.

Récapitulons certains des points clés que nous avons abordés dans cette fiche explicative.

Points clés

  • La reproduction est un processus clé de la vie, effectué par tous les organismes vivants, qui assure la survie d’une espèce à l’échelle de sa population.
  • Le fait de ne pas se reproduire peut entraîner une extinction, qui peut être déduite des archives fossiles d’une espèce.
  • La reproduction suit généralement une période de croissance, bien que la durée de cette période de croissance varie selon les espèces.
  • Une stratégie de reproduction décrit comment les organismes s’accouplent et prennent soin de leurs petits. Il existe deux principales stratégies de reproduction, formant une échelle entre « qualité plutôt que quantité » et « quantité plutôt que qualité ».
  • Les espèces qui préfèrent la qualité à la quantité tendent à vivre longtemps et avoir un petit nombre de descendants, de grande taille et grande qualité, à qui elles ont tendance à prodiguer des soins parentaux.
  • Les espèces qui préfèrent la quantité à la qualité ont tendance à être de courte durée de vie et donnent un grand nombre de petits de faible qualité, à qui elles ont tendance à ne pas apporter de soins parentaux.

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